Parc amazonien de Guyane




Maraké et pêche artisanale : deux pratiques culturelles ancestrales

Par : Michel Huet © PAG | Durée : 4min 57sec | Postée : Il y a 5 ans | Chaîne : Environnement
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L'implication des communautés locales dans la gestion des ressources
naturelles et la transmission des pratiques culturelles sont des enjeux
majeurs pour le Parc amazonien de Guyane.


Sur le Haut-Maroni, dans les communautés amérindiennes, il existe une pratique
culturelle ancestrale qui tend à disparaître : le maraké.  Il s'agit d'un rituel d'initiation
et d'alliance propre aux populations wayana-apalai d’Amazonie.

Il se passe pour la première fois à la puberté et peut se repasser plusieurs fois
pour franchir une nouvelle étape de vie. Il est constitué d'un cycle de cérémonies
qui s'échelonnent sur plusieurs mois et comprennent de la musique, des danses
en costume et une épreuve d’application de fourmis ou de guêpes.
Les chants du kalawu en sont un élément essentiel.

Les amérindiens wayana et apalaï ont émis le souhait de continuer à pratiquer et
à transmettre le maraké, ce rite initiatique, élément fondamental de leurs cultures.
Aujourd'hui, avec la Direction des affaires culturelles de Guyane, le Parc national
s’est engagé aux côtés des communautés wayana et apalaï du Haut-Maroni dans
un ambitieux projet de reconnaissance des patrimoines culturels des communautés
d’habitants à l’échelle internationale.

Il se traduit par le soutien de sa candidature à la liste de sauvegarde urgente du
patrimoine immatériel de l’UNESCO dans le cadre de la Convention pour la sauvegarde
du patrimoine culturel immatériel (2003)
.